Klimaschutz – Ja! – 13. Juni 2021

Petite Suisse! Un modèle, aussi en matière de protection climatique?

  • Il n’en est rien! Les changements climatiques sont un problème mondial, et les dommages se produisent aussi en Suisse. En Europe, aucun pays ou presque ne compte autant de chauffages à mazout et ne conduit autant de voitures neuves extrêmement gourmandes en carburant que la Suisse. Quand ils prennent l’avion, les Suisses vont plus loin que leurs voisins et volent souvent deux fois plus qu’eux.
  • En tenant compte des émissions provoquées par la consommation à l’étranger et des effets des investissements de la place financière, la Suisse se classe sixième des émissions mondiales, soit devant 129 autres pays qui sont souvent nettement plus grands et plus peuplés qu’elle.
  • De toute manière, la Suisse s’est engagée, en signant l’Accord de Paris sur le climat en 2017, à prendre des mesures de protection du climat sur son territoire. La loi sur le CO2 est le premier pas dans la réalisation de cet engagement. C’est équitable et juste.
  • C’est une question de justice et d’équité: tous les pays doivent participer à l’effort. Ceux qui émettent davantage par habitant, et depuis plus longtemps, ne sauraient faire moins que les autres.

Un solo?!

  • Le monde entier agit: tous les Etats, ou presque, ont ratifié l’Accord de Paris sur le climat. Les Etats-Unis de Joe Biden sont à nouveau de la partie. L’Union européenne, la Chine, le Japon, le Canada et bien d’autres ont décidé, en 2020, de se fixer des objectifs climatiques plus ambitieux. Avec la loi sur le CO2, la Suisse est de la partie. D’un point de vue mondial, c’est équitable et juste. Car la Suisse n’est pas insignifiante. En Europe, aucun pays ou presque compte autant de voitures inefficaces, de chauffages à mazout et conduit autant de voitures neuves extrêmement gourmandes en carburant que la Suisse. Par ailleurs, les Suisses prennent l’avion sur de longues distances et deux fois plus souvent que leurs voisins. En tenant compte des émissions provoquées par la consommation à l’étranger et des effets des investissements de la place financière, la Suisse se classe sixième des émissions mondiales, soit devant 129 autres pays qui sont souvent nettement plus grands et plus peuplés.

Le reproche de bureaucratie.

  • L’Union suisse des arts et métiers s’oppose à tout ce qui renforce la bureaucratie. Pour la loi sur le CO2, elle renonce à émettre une recommandation.
  • Avec les instruments choisis jusqu’à présent, la Suisse n’est pas parvenue à réduire suffisamment ses émissions depuis 1990 pour réaliser les objectifs qu’elle s’était fixée. C’est pourquoi de nouvelles mesures efficaces sont désormais nécessaires.
  • Il s’agit d’inciter à renoncer aux énergies fossiles, pas par des interdictions, mais par la véracité des coûts. La loi crée des taxes conformes au principe du pollueur-payeur. Ceux qui prennent beaucoup l’avion, chauffent au mazout ou roulent énormément en voiture (à essence ou diesel) paient davantage de taxes puisqu’ils polluent davantage. Les autres, qui émettent peu de CO2, en profitent financièrement.
  • Le TCS dit OUI, car la loi ne prévoit pas d’interdictions en matière de mobilité.
  • L’un des instruments de régulation de la loi sur le CO2 est le fonds climatique, qui sert à encourager les innovations économiques et à convaincre le marché libre de mieux protéger le climat.
  • Il n’y aura pas de nouvelles tâches administratives pour les ménages et les PME.
  • Au contraire: Tous les entreprises auront désormais toutes la possibilité d’être exonérées de la taxe si elles passent un accord de réduction de leurs émissions avec la Confédération. La combinaison de taxe sur le CO2 et de possibilité d’exonération a fait ses preuves depuis 2008 et a montré qu’elle était rentable sur le plan économique. Les entreprises qui ne demandent pas à être exonérées de la taxe profitent de la redistribution de son produit sur la contribution de l’employeur à l’AVS.

La loi sur le CO2 pour aider à la vie?

  • La loi mise sur des incitations et non sur des interdictions. C’est pourquoi economiesuisse et tous les partis, sauf l’UDC, sont en sa faveur. Les citoyens ménageant le climat seront récompensés financièrement.

La Suisse a-t-elle besoin de la loi sur le CO2 pour réaliser les objectifs climatiques?

  • Au contraire: la nouvelle loi sur le CO2 est la condition préalable pour lui permettre d’y arriver. Comme la plupart des autres pays signataires de l’Accord de Paris, la Suisse s’est engagée en 2017 à contribuer à l’objectif mondial (limiter le réchauffement climatique bien au-dessous de 2 degrés) et à réduire ses émissions de C02 à zéro net d’ici 2050.
  • La loi sur le CO2 est le premier pas dans la réalisation de cet engagement pour le climat. D’ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer d’au moins 50% par rapport à 1990. Cet objectif est réaliste et doit se produire à 75% en Suisse (au plus 25% peuvent être atteints par des réductions à l’étranger).
  • Nous ne pouvons pas continuer comme maintenant: sans la nouvelle loi, nous émettrons d’ici 2030 près de 80 millions de tonnes de CO2 de plus dans l’atmosphère que sans la nouvelle loi. Cela correspond au total des émissions du trafic routier pendant 5 ans! Un refus de la loi nous ferait perdre au moins 5 ans.

Ici ou à l’étranger?

  • Premièrement, la Suisse s’est engagée, en signant l’Accord de Paris, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050.
  • Deuxièmement, pratiquement tous les pays de la planète ont pris cet engagement dans le cadre de l’Accord de Paris. Réaliser les réductions à l’étranger va donc devenir de plus en plus difficile et cher si la Suisse entend voir ces réductions inscrites à son actif. Personne ne sait non plus exactement combien de temps ces réductions à l’étranger seront possibles en quantité et en qualité suffisantes.
  • La stratégie des réductions à l’étranger présente un inconvénient majeur: chaque année, il faut continuer à payer pour le pétrole correspondant à nos émissions, en plus de devoir acheter la réduction à l’étranger chaque année. Il ne peut que s’agir d’un système d’appoint, pas de la stratégie principale.
  • Troisièmement, investir dans la protection du climat en Suisse en vaut la peine. L’argent reste en Suisse et profite à l’économie locale. La création de valeur indigène et la production d’énergie sont renforcées. A long terme, les mesures de protection du climat entraînent même des économies nettes. C’est-ce que montre une étude de la ZHAW.
  • Quatrièmement, la nouvelle loi sur le CO2 laisse une marge de manœuvre pour des réductions à l’étranger, ceci dans l’intérêt de l’économie. Jusqu’à un quart de la valeur cible doit être réalisé par des réductions à l’étranger, imputées à la Suisse. Une partie du fonds climatique doit par ailleurs contribuer à réaliser de très importantes réductions à l’étranger, sans les imputer directement à la Suisse.
Participez à la campagne !