Klimaschutz – Ja! – 13. Juni 2021

Ce qui attend les plus faibles de la société.

  • Avec la nouvelle loi, plus de la moitié de la population ne paiera en fin de compte pas plus, mais moins de taxes climatiques. Les personnes les moins bien loties sur le plan économique en profiteront.
  • L’institut de recherche INFRAS a examiné les mesures en détail et parvient à la conclusion que les ménages qui consomment peu d’énergies fossiles reçoivent davantage d’argent en retour qu’ils ne paient de taxes.
  • La loi sur le CO2 est basée sur le principe du pollueur-payeur. Les grands émetteurs paient. Ceux qui consomment peu de gaz et de pétrole reçoivent de l’argent en retour.
  • Les voitures émettant les plus grandes quantités de CO2 sont conduites par des automobilistes bénéficiant d’un haut revenu. Plus une personne gagne d’argent et plus elle aura tendance à prendre le volant pour se rendre au travail et à vivre dans un logement spacieux, qu’il faut chauffer. Et ces personnes voyagent volontiers en avion. Comme la loi sur le CO exige que le pollueur passe à la caisse et comme les catégories de revenus supérieurs se comportent en moyenne de manière moins respectueuse du climat que les autres, la nouvelle loi est juste.
  • Seuls les grands habitués des vols en avion paieront. Une étude de Sotomo sur la taxe sur les billets d’avion montre que 90% de la population recevra au moins autant d’argent qu’elle n’en paiera pour la taxe sur les billets d’avion.
  • Concernant la taxe CO2 sur le mazout et le gaz, deux tiers des recettes seront redistribués à la population et à l’économie. Seules les personnes chauffant une grande surface d’habitation avec du mazout ou du gaz verront leur facture nette augmenter.
  • La loi actuelle sur le CO2 a montré que lorsque les bâtiments étaient chauffés de manière plus efficace et mieux isolés, les frais baissaient à long terme.
  • La loi ménage les familles. En effet, ce sont les générations à venir qui souffriront le plus des changements climatiques. En outre, les familles ne font pas partie des grands clients des compagnies aériennes. Elles profiteront de la redistribution, par personne, de la taxe sur les billets d’avion. Enfin, comme elles partagent leur surface habitable, elles consomment proportionnellement moins d’énergie.
  • En outre, tous les secteurs importants tirent désormais à la même corde. Dans ces conditions, la loi pose les bases importantes pour des secteurs qui n’étaient jusqu’à maintenant pas concernés par la loi (trafic aérien y compris les jets privés, place financière). C’est une solution équitable.

Loi et amour du pays, une contradiction?

-Ville ou campagne, peu importe: de l’air propre, moins de bruit et la prévention des vagues de chaleur sont autant d’éléments importants pour notre santé. Mais surtout, il faut que les générations à venir puissent profiter aussi de telles conditions.

  • Les familles avec des revenus faibles à moyens vivant dans les régions de montagne ou rurales profitent tout particulièrement de la taxe sur les billets d’avion. En effet, bien qu’elles prennent en moyenne nettement moins l’avion, elles recevront autant d’argent en retour que ceux qui voyagent fréquemment de cette manière (voir l’étude Sotomo).
  • Les régions de montagne profiteront également du nouveau fonds pour le climat prévu dans la loi sur le CO2. Elles recevront en effet de l’argent pour s’adapter aux effets des changements climatiques (glissements de terrain, éboulements). C’est équitable, car l’espace alpin est particulièrement touché par les changements climatiques.
  • Les mesures visant à réduire les émissions de CO2 réduisent aussi la pollution de l’air. Les mauvaises récoltes et la pression sur la biodiversité diminuent.
  • Les milliards payés à ce jour pour le pétrole à des pays étrangers n’auront plus lieu d’être. L’argent restera en Suisse et profitera à l’économie locale. La création de valeur indigène et la production d’énergie sont renforcées. Grâce aux assainissements énergétiques, de nouveaux emplois seront créés dans le secteur du bâtiment. Ceux-ci seront répartis dans tout le pays et ne se limiteront pas aux villes.
  • L’économie forestière (comme le bois de construction, énergétique ou à titre de puits de carbone) ainsi que la production de biogaz dans l’agriculture profiteront également de la nouvelle loi.
  • Dans les régions périphériques, où les revenus sont plus bas, les taxes seront également moins élevées que la somme redistribuée, et ceci pour la plupart des ménages. En effet, ces ménages prennent moins souvent l’avion. La part de la population qui paiera autant qu’elle recevra se situe plutôt dans les régions où l’économie est la plus développée. En outre, à la campagne, il est plus facile et moins cher de se passer du pétrole, notamment en utilisant le bois, le solaire ou une pompe pour se chauffer.

Dans l’intérêt de l’économie, aussi dans la situation actuelle?

  • La loi sur le CO2 est une chance énorme pour l’économie suisse! La liste des entrepreneurs, entrepreneuses et associations de l’économie qui la plébiscitent est longue (voir comité de l’économie).
  • Les mesures de protection du climat en Suisse vont créer du travail pour nos entreprises et des emplois. Par exemple dans l’isolation thermique, l’installation de stations de chargement pour voitures électriques ou celle de chauffages avec pompes à chaleur.
  • Elles susciteront aussi des investissements dans la recherche et le développement: comment extraire le CO2 qui se trouve dans l’air? Comment construire des avions neutres pour le climat? L’économie ne peut qu’en tirer partie.
  • La loi aide l’économie à se libérer de la dépendance face au pétrole, au gaz et au charbon importés. Nous ne pouvons et ne voulons plus nous permettre de dépenser chaque année des milliards pour du pétrole et du gaz importés.
  • L’attentisme coûte cher et présente des risques. Il vaut la peine de prendre des mesures maintenant, car c’est rentable. A long terme, les mesures de protection du climat entraînent des économies nettes. C’est-ce que montre une étude de la ZHAW.
  • economiesuisse, la plus grande association économique du pays, soutient la loi. De nombreuses entreprises disent oui. Voir aussi ici. La loi sur le CO2 et ses programmes de soutien constituent le programme d’impulsion indirect pour sortir de la crise du Covid-19 que d’autres pays ont déjà entériné.

SWISS

  • L’aviation profite de nombreux privilèges (pas d’impôt sur les huiles minérales, pas de TVA). La loi sur le CO2 rétablit un certain équilibre.
  • La taxe sur les billets d’avion concerne toutes les compagnies d’aviation au départ de la Suisse. Comme la taxe est la même pour toutes, les compagnies à bas coût sont proportionnellement plus impactées que les autres.
  • Le produit de la taxe ira, pour moitié, alimenter le fonds pour le climat. Ce dernier doit notamment servir à encourager des solutions respectueuses du climat comme les carburants synthétiques pour l’aviation, neutres en carbone. Swiss en profitera.
  • En raison de la concurrence acharnée sur le marché et des difficultés dues à la pandémie, Swiss ne serait pas en mesure d’effectuer seule les investissements nécessaires dans la protection du climat. Cette taxe payée par les passagers et les ressources du fonds climatique l’aideront à s’armer pour le futur, et ce malgré la crise.
  • Les pays voisins de la Suisse prélèvent déjà une taxe sur les billets d’avion.
  • Les experts du secteur des voyages tablent sur un grand besoin de rattrapage en la matière. Si l’aviation particulièrement nuisible au climat continue d’être subventionnée et que les prix sont maintenus artificiellement bas de cette manière, le trafic de loisirs s’effectuera en premier lieu dans les airs. Ces coûts seront directement à la charge des générations futures. Ce n’est pas envisageable.
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